DESTRUCTION DE MINES ANTIPERSONNEL EN GAMBIE.
MINES ANTIPERSONNEL

LA GAMBIE S’ENGAGE A SE CONFORMER AUX REGLES DU DROIT INTERNATIONAL

      Les nouvelles autorités gambiennes ont décidé de se conformer aux instruments internationaux auxquels leur pays a souscrit. C’est dans ce sens qu’elles ont initié  sur recommandation de la MICEGA, une série d’opérations de destruction de mines antipersonnel et d’autres engins explosifs trouvés dans les arsenaux de l’Armée gambienne aussi bien à Kanilai, résidence privée de l’ex-président Yahya JAMMEH qu’au Palais de la République (State House) par les Forces de la MICEGA. Les deux premières séances de destruction se sont déroulées, respectivement, les 24 février et 08 mars 2017, au champ de tir d’armes lourdes des Forces de Défense et de Sécurité gambiennes, situé dans un village appelé Pallody, à environ trente (30) kilomètres au Sud-Est de Farafégné, en présence de représentations diplomatiques accréditées à Banjul, de membres de la Croix Rouge Internationale, d’Organisations Non Gouvernementales (ONG) nationales et internationales.

     L’exercice,  conduite par les Forces armées gambiennes, sous la supervision des Forces  de la MICEGA, s’est déroulé au champ de tirs d’armes lourdes des Forces de Défense et de Sécurité gambiennes, un polygone de destruction situé dans un village du nom de Pallody, à trente (30) kilomètres au Sud-Est de Farafégné. 1236,00€

    Cette action entre en droite ligne du mandat de la MICEGA qui doit assurer la sécurité des populations, celle des autorités politiques  et surtout s’assurer qu’aucune entrave sécuritaire ne remette en cause la transition en cours. Elle démontre également la volonté et la détermination affichées des nouvelles autorités de la Gambie à affirmer leur adhésion aux règles du droit international tout en se conformant aux dispositions principales de la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction.

     Le général François NDIAYE, alors Commandant les Forces de la MICEGA, et présent sur le terrain, disait, je cite : « L’article 4 de la Convention précise qu’il faut détruire les mines antipersonnel lorsqu’elles sont localisées.  Pour rappel, la Gambie est partie à cette Convention dès le 04 décembre 1997 et l’a ratifiée depuis le 23 novembre 2002, ce qui lui impose naturellement des obligations.»

   En tant qu’Etat partie, la Gambie n’avait jusqu’ici pas respecté son engagement de détruire tous les stocks de mines antipersonnel dont elle est propriétaire ou qui sont sous sa juridiction ou son contrôle, ou à veiller à leur destruction, ce qui, conformément à l’article 4 du Traité, devait être fait depuis 2003, c’est-à-dire quatre (04) ans après l’entrée en vigueur de la Convention. Le régime de l’ex-président Yahya JAMMEH n’avait vraisemblablement pas la volonté de respecter ces exigences de la Convention.

      Entre autres munitions détruites, sur un stock déclaré de deux cent soixante-dix-huit (278) mines antipersonnel,  cinq cent huit (508)  fusées calibre 4, vingt-quatre (24) grenades à main lacrymogène CS, vingt-cinq (25) obus de mortier 60 mm, cinquante-sept (57) coups complets de RPG 7 AC, dix-sept (17) grenades à fusil de 40 mm M176, trois (03) grenades à main DF à fragmentation.

              En définitive, la décision de la Gambie de se conformer aux instruments du droit international est un pas positif vers la construction d’une armée républicaine. Les destructions vont se poursuivre jusqu’à épuisement du stock, a affirmé le général de brigade DRAMMEH, Adjoint au Chef d’Etat-Major général des Fores de Défense et de Sécurité gambiennes qui a assisté à la deuxième séance de destruction : « Nous réaffirmons notre engagement à faire en sorte que toutes ces mines anti-personnel soient détruites. Nous voulons tout détruire comme une manifestation de notre engagement à rallier la cause internationale

 

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